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Faut-il sécher le PLA avant impression 3D ? Conseils pour éviter l’humidité et le stringing

Faut-il sécher le PLA avant impression 3D ? Conseils pour éviter l’humidité et le stringing

Faut-il sécher le PLA avant impression 3D ? Humidité, stringing et conseils pratiques

Le PLA est souvent considéré comme le filament le plus simple à imprimer en 3D. Il est facile à utiliser, adhère généralement bien au plateau, se déforme peu et convient aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs plus expérimentés.

Pourtant, même avec un filament PLA de qualité, il arrive parfois d’obtenir du stringing, des petites marques aux points de rétraction, une surface moins propre, des bulles ou une extrusion irrégulière. Dans certains cas, le problème ne vient pas forcément du profil d’impression, de la buse ou du slicer, mais tout simplement de l’humidité absorbée par le filament.

Alors, faut-il sécher le PLA avant impression 3D ? La réponse est nuancée. Une bobine neuve et bien conservée peut souvent s’imprimer directement, mais certaines marques recommandent tout de même de sécher le filament avant utilisation afin d’obtenir une qualité optimale. Et lorsqu’une bobine est restée ouverte plusieurs semaines ou plusieurs mois, le séchage peut faire une vraie différence.

Le PLA absorbe-t-il vraiment l’humidité ?

Oui, le PLA peut absorber l’humidité présente dans l’air. Il est moins sensible que des matériaux comme le nylon, le TPU ou certains filaments techniques, mais il n’est pas totalement insensible à l’humidité.

Une bobine de PLA laissée à l’air libre sur une étagère, dans un atelier, un garage ou une pièce humide peut progressivement se charger en humidité. Cela ne se voit pas toujours à l’œil nu, mais les effets peuvent apparaître pendant l’impression.

C’est pour cette raison que l’on parle de plus en plus du séchage du filament PLA, même pour un matériau réputé simple à imprimer.

Faut-il sécher une bobine de PLA neuve ?

Dans la pratique, beaucoup d’utilisateurs impriment directement une bobine de PLA neuve, surtout lorsqu’elle est encore sous vide avec un sachet déshydratant. Pour une petite impression rapide, un prototype simple ou un test, cela fonctionne souvent très bien.

Mais il faut aussi tenir compte des recommandations des fabricants. Certaines marques indiquent clairement qu’il est préférable de sécher le filament avant utilisation, y compris pour du PLA. C’est notamment le cas de Bambu Lab, qui recommande de sécher son PLA avant usage pour obtenir une meilleure qualité d’impression.

Il faut donc distinguer deux situations :

  • Usage courant : une bobine neuve, bien emballée et bien stockée peut souvent être utilisée directement.
  • Résultat optimal : pour une impression longue, précise, esthétique, multicolore ou destinée à un client, sécher le PLA avant utilisation est une bonne précaution.

Autrement dit, sécher le PLA n’est pas toujours obligatoire pour réussir une impression, mais c’est une bonne pratique lorsque l’on recherche une qualité régulière et professionnelle.

Quels sont les signes d’un filament PLA humide ?

Un filament PLA trop humide peut provoquer plusieurs défauts visibles pendant l’impression. Les plus courants sont :

  • du stringing, avec de petits fils entre les différentes parties de la pièce ;
  • des petits claquements ou crépitements au niveau de la buse ;
  • des bulles ou micro-trous dans les parois imprimées ;
  • une surface irrégulière, moins lisse ou légèrement granuleuse ;
  • des défauts aux points de rétraction, même avec un profil déjà réglé ;
  • une extrusion instable, avec de petites variations de débit ;
  • une perte de précision sur les détails fins.

Ces défauts peuvent facilement faire penser à un mauvais réglage de température, de rétraction ou de vitesse. Pourtant, si la bobine est restée ouverte longtemps, l’humidité doit aussi être envisagée comme cause possible.

Test réel : la même bobine de PLA avant et après séchage

Pour illustrer concrètement l’impact de l’humidité sur le PLA, nous avons réalisé un test dans nos locaux avec une bobine qui avait été mal conservée pendant plusieurs mois. La bobine était restée posée sur une étagère, à l’air libre, sans protection particulière contre l’humidité.

La première plaque de test a été imprimée avec cette bobine avant séchage. Malgré un réglage de rétraction déjà travaillé, avec ajustement de la distance de rétraction et de la vitesse de rétraction, de nombreux petits défauts restaient visibles aux points de rétraction.

Ce résultat est intéressant, car il montre qu’un défaut d’impression ne vient pas toujours d’un mauvais profil. On pourrait être tenté de modifier encore la rétraction, la température ou la vitesse, alors que le filament lui-même peut être en cause.

La seconde plaque de test a ensuite été imprimée avec la même bobine, sur la même imprimante et avec le même profil, après une nuit de séchage. Le résultat est nettement plus propre : les petits défauts aux points de rétraction sont réduits et l’extrusion paraît plus régulière.

Ce test réel montre qu’avant de modifier fortement ses réglages d’impression, il peut être utile de vérifier l’état de la bobine. Un PLA mal stocké pendant plusieurs mois peut provoquer des défauts visibles, même lorsque la rétraction semble correctement réglée.

Pourquoi sécher le filament PLA avant impression ?

Sécher le PLA permet de retirer une partie de l’humidité absorbée par le filament. Une fois plus sec, le filament fond de manière plus régulière dans la buse, ce qui améliore la stabilité de l’extrusion.

Le séchage peut aider à réduire :

  • le stringing ;
  • les bulles en surface ;
  • les petits défauts aux points de rétraction ;
  • les variations d’extrusion ;
  • les parois irrégulières ;
  • les défauts visibles sur les impressions longues ;
  • les problèmes de finition sur les pièces esthétiques.

Sur une petite pièce de test, la différence peut parfois être discrète. En revanche, sur une figurine, une lithophanie, une pièce décorative, un prototype client ou une impression multicolore, l’état du filament peut avoir un impact beaucoup plus visible.

À quelle température sécher le PLA ?

Le PLA doit être séché à température modérée. Il ne faut pas le chauffer trop fort, car il peut se ramollir, se déformer ou se bloquer sur la bobine si la température est mal contrôlée.

Selon les marques et les équipements utilisés, on retrouve souvent des températures autour de 45 à 55 °C pour le séchage du PLA. Certaines marques indiquent par exemple un séchage autour de 50 °C pendant plusieurs heures.

Il est important de toujours vérifier les recommandations du fabricant du filament utilisé. Tous les PLA ne réagissent pas exactement de la même manière, notamment les PLA silk, PLA mat, PLA chargés bois, PLA pailletés ou PLA renforcés.

Attention également aux fours domestiques : ils peuvent être imprécis, surtout à basse température. Un four réglé à 50 °C peut parfois monter plus haut par cycles, ce qui peut déformer le filament ou la bobine. Pour un usage régulier, un sécheur de filament dédié est généralement plus sûr.

Combien de temps faut-il sécher le PLA ?

La durée de séchage dépend de l’état de la bobine, du taux d’humidité et du matériel utilisé. Une bobine légèrement humide ne demandera pas le même temps qu’une bobine restée plusieurs mois à l’air libre.

En pratique, on peut retenir ces repères :

  • PLA légèrement humide : environ 4 à 6 heures ;
  • PLA ouvert depuis plusieurs semaines : environ 6 à 8 heures ;
  • PLA très humide ou mal stocké pendant plusieurs mois : une nuit de séchage peut déjà améliorer nettement le résultat, mais ne récupère pas toujours totalement un filament très dégradé.

Après séchage, il est important de ne pas laisser la bobine reprendre l’humidité. Le stockage est donc aussi important que le séchage lui-même.

Sécher le PLA suffit-il à supprimer le stringing ?

Pas toujours. Le stringing peut aussi venir d’une température d’extrusion trop élevée, d’une rétraction mal réglée, d’une vitesse de déplacement trop faible ou d’un filament naturellement plus fluide, comme certains PLA silk.

Mais si les réglages étaient bons auparavant et que les défauts apparaissent avec une bobine ouverte depuis longtemps, le séchage est souvent l’un des premiers tests à faire.

Pour diagnostiquer un problème de stringing ou de défauts de rétraction, il est conseillé de vérifier dans cet ordre :

  1. l’état du filament et son stockage ;
  2. la température d’impression ;
  3. la distance de rétraction ;
  4. la vitesse de rétraction ;
  5. la vitesse de déplacement ;
  6. l’état de la buse.

L’erreur fréquente consiste à modifier trop rapidement tous les réglages du profil d’impression, alors que le filament est simplement trop humide. Un test avant/après séchage peut permettre de confirmer rapidement cette piste.

Peut-on imprimer directement depuis un sécheur de filament ?

Oui, et c’est même une très bonne solution pour les impressions longues. Sécher une bobine avant impression est utile, mais maintenir le filament dans un environnement sec pendant l’impression permet d’obtenir une qualité plus constante du début à la fin.

C’est particulièrement intéressant lorsque les bobines restent installées longtemps sur l’imprimante, ou lorsqu’on utilise un système multi-couleur comme l’AMS de Bambu Lab.

Pour les utilisateurs d’un AMS Bambu Lab 1ère génération, l’AMS Heater SUNLU compatible Bambu Lab AMS peut être une solution intéressante. Il remplace le capot d’origine de l’AMS et permet de chauffer l’air interne afin de garder les bobines dans un environnement plus sec pendant l’impression.

Ce type d’accessoire peut être utile si vos bobines restent installées plusieurs jours dans l’AMS, si votre pièce est humide ou si vous souhaitez limiter les défauts liés à l’humidité sans sortir les bobines après chaque utilisation.

Comment bien stocker son filament PLA ?

Le séchage est utile, mais le stockage reste essentiel. Une bobine bien stockée absorbera moins d’humidité et demandera moins de séchage avant impression.

Voici quelques bonnes pratiques simples :

  • refermer les bobines après utilisation ;
  • utiliser un sachet refermable ou une boîte de stockage ;
  • ajouter un sachet de gel de silice ;
  • éviter les garages, caves ou pièces humides ;
  • ne pas laisser les bobines ouvertes plusieurs semaines sur une étagère ;
  • contrôler l’état des bobines utilisées occasionnellement ;
  • sécher les bobines douteuses avant une impression importante.

Un bon stockage permet de conserver un filament plus stable et d’éviter une partie des problèmes d’impression 3D liés à l’humidité.

Tous les PLA réagissent-ils de la même façon à l’humidité ?

Non. Tous les PLA ne réagissent pas exactement de la même manière. Un PLA classique est généralement assez tolérant, tandis qu’un PLA silk peut montrer plus facilement du stringing. Un PLA mat peut donner une surface très propre, mais demander des réglages légèrement différents. Les PLA chargés, comme les filaments bois, marbre, pailletés ou renforcés, peuvent également avoir un comportement différent.

C’est pourquoi il est important de ne pas appliquer une température de séchage trop élevée par réflexe. Mieux vaut sécher modérément plus longtemps que chauffer trop fort et risquer de déformer le filament.

Si vous utilisez un filament PLA Bambu Lab, un PLA Polymaker ou une autre marque reconnue, consultez toujours les recommandations du fabricant. Certaines marques recommandent clairement de sécher le filament avant usage pour garantir une qualité d’impression optimale.

Faut-il sécher le PLA pour une impression avec AMS ?

Avec un système AMS, la question du séchage devient encore plus importante. Les bobines peuvent rester installées plus longtemps dans le système, parfois plusieurs jours ou plusieurs semaines selon l’usage. Même si l’AMS protège partiellement les bobines, il ne transforme pas automatiquement tous les filaments en bobines parfaitement sèches.

Pour une impression multicolore, un filament humide peut provoquer des défauts visibles sur les changements de couleur, les zones de rétraction ou les petites parties de la pièce. Lorsque plusieurs bobines sont utilisées sur une même impression, il est donc préférable que chaque filament soit correctement stocké et, si nécessaire, séché avant usage.

C’est particulièrement vrai pour les impressions longues, les pièces décoratives, les figurines, les logos, les objets exposés ou les impressions destinées à un client.

Conclusion : faut-il sécher le PLA ?

Oui, sécher le PLA peut être utile, et certaines marques le recommandent même avant utilisation pour obtenir la meilleure qualité d’impression possible.

Cela ne veut pas dire qu’une bobine neuve sera forcément inutilisable sans séchage. Pour une impression simple, une bobine neuve et bien stockée peut souvent être imprimée directement. En revanche, pour une impression longue, une pièce esthétique, une pièce client, une impression multicolore ou une bobine déjà ouverte, le séchage devient une vraie bonne pratique.

Notre test réalisé en conditions réelles le montre bien : avec la même bobine de PLA, le même profil d’impression et la même imprimante, une nuit de séchage a permis de réduire visiblement les petits défauts aux points de rétraction. Cela confirme qu’un problème d’humidité peut parfois être confondu avec un simple mauvais réglage de rétraction.

Le PLA reste un filament facile à imprimer, mais il donne ses meilleurs résultats lorsqu’il est bien stocké, protégé de l’humidité et, si nécessaire, séché avant usage.

En résumé : si vous voulez imprimer vite, une bobine bien conservée peut suffire. Si vous voulez imprimer propre, régulier et avec le moins de défauts possible, sécher le PLA est une précaution simple qui peut faire une vraie différence.

FAQ : séchage du filament PLA

Le PLA absorbe-t-il vraiment l’humidité ?

Oui. Le PLA est moins sensible que le nylon ou certains filaments techniques, mais il peut absorber l’humidité de l’air, surtout lorsqu’il reste ouvert longtemps.

Faut-il sécher une bobine de PLA neuve ?

Pas toujours pour une impression simple, mais certaines marques recommandent de sécher le PLA avant usage pour obtenir une meilleure qualité d’impression.

À quelle température sécher le PLA ?

On utilise généralement une température modérée, souvent autour de 45 à 55 °C selon le filament, le sécheur utilisé et les recommandations du fabricant.

Combien de temps sécher le PLA ?

Pour une bobine légèrement humide, 4 à 6 heures peuvent suffire. Pour une bobine ouverte depuis longtemps, 6 à 8 heures ou une nuit de séchage peuvent être plus adaptées.

Un PLA humide peut-il provoquer du stringing ?

Oui, l’humidité peut favoriser le stringing, les bulles, les petits défauts aux points de rétraction et une extrusion moins régulière.

Le séchage remplace-t-il les réglages de rétraction ?

Non. Le séchage ne remplace pas un bon profil d’impression, mais il peut éviter de chercher à corriger par les réglages un problème qui vient en réalité du filament.

Peut-on sécher le PLA au four ?

C’est possible avec un four bien contrôlé, mais cela reste risqué avec un four domestique imprécis. Un sécheur de filament dédié est généralement plus sûr et plus régulier.

Comment éviter que le PLA reprenne l’humidité ?

Il faut stocker les bobines dans un sachet ou une boîte fermée, idéalement avec du gel de silice, et éviter les pièces humides ou les bobines laissées longtemps à l’air libre.

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